Commission scolaire des Hauts-Cantons - CSHC

Les quatre commissions scolaires de l’Estrie prennent position sur les projets de fusions proposés par le ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport.

Coaticook, le mercredi 10 décembre 2014

Dans l’ordre habituel : M. Gilles Normand, prés. CSRS, M. Jean-Philippe Bachand, prés. CSS, M. Yves Gilbert, prés. CSHC et M. Michael Murray, prés. CSET. Crédit photo : CSHC.

Les commissions scolaires francophones et anglophone de l’Estrie (la Commission scolaire des Hauts-Cantons (CSHC), la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS), la Commission scolaire des Sommets (CSS) et la Commission scolaire Eastern Townships (CSET)) ont adopté des résolutions qu’elles comptent présenter au ministre de l’Éducation, du Loisir et du Sport afin de lui exposer leurs points de vue sur la proposition ministérielle de fusions des commissions scolaires. Les positions proposées par les conseils des commissaires francophones de l’Estrie rejoignent les préoccupations du ministre, soit d’abaisser le nombre total de commissions scolaires francophones en Estrie et de mettre en place des mesures qui favoriseront la qualité des services aux élèves visant leur réussite éducative. Un consensus régional fort ressort des positions adoptées; il est important que le centre des décisions prises par les commissions scolaires, qui sont des gouvernements locaux autonomes, demeure près des citoyens.

En résumé, le projet de fusions déposé par le ministre concernant les trois commissions scolaires francophones de l’Estrie se traduirait par la création d’une entité administrative dont le territoire s’étendrait sur plus de 10 000 km2, qui couvrirait 7 MRC et qui desservirait plus de 36 000 élèves répartis dans plus de 120 établissements. Des préoccupations importantes concernent la diversité des communautés (rurales et urbaines) et la difficulté pour les parents d’être adéquatement représentés lors des séances de consultation. De plus, peu d’informations ont été fournies concernant les bénéfices anticipés pour les élèves, ni d’ailleurs de données sur les économies qui seraient générées par l’application du plan ministériel déposé.

Les trois commissions scolaires francophones de l’Estrie demandent au ministre de considérer de nouveaux scénarios. Les commissions scolaires des Sommets et des Hauts-Cantons proposent de fusionner entre elles. « Ce projet de fusion avec la Commission scolaire des Hauts-Cantons est en cohérence avec notre expertise commune, soit la capacité de déployer des services de qualité adaptés à une variété de milieux, sur un grand territoire en partie rural. Nous avons le souci de continuer à contribuer à la vitalité et au développement économique de nos MRC», a déclaré M. Jean-Philippe Bachand, président de la Commission scolaire des Sommets. « Nous croyons qu’il est important que les centres de décisions soient le plus près possible des communautés concernées. Nous croyons que deux commissions scolaires francophones en Estrie permettraient d’assurer une meilleure représentation de nos populations respectives… En effet plus la commission scolaire collaborera étroitement avec ses milieux et les élèves de ses milieux, mieux elle sera en mesure de répondre à leurs besoins et de les soutenir adéquatement», a ajouté M. Yves Gilbert, président de la Commission scolaire des Hauts-Cantons.

Quant à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke, celle-ci souhaite maintenir son organisation actuelle. « Cela répond aux préoccupations du Conseil des commissaires de la CSRS. Il s’agit d’une solution plus satisfaisante, compte tenu de la configuration de notre territoire », soutient M. Gilles Normand, président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

Les commissions scolaires estriennes proposent également une approche novatrice visant le partage de services entre commissions scolaires anglophone et francophones occupant un même territoire, notamment celui du transport scolaire. De plus, en collaborant étroitement entre elles, les quatre commissions scolaires s’engagent à trouver et à mettre en œuvre de nouvelles façons de partager divers autres services afin de mieux répondre aux besoins de leurs élèves, de réaliser de réelles économies au plan financier en plus d’améliorer leur efficacité collective.

Dans le cadre de la nouvelle carte proposée par le ministre, la CSET ferait l’objet d’une fusion avec les commissions scolaires de la Montérégie, à savoir la Commission scolaire New Frontiers et la Commission scolaire Riverside, créant ainsi un immense territoire de 26 000 km2. Ce scénario proposé aurait pour conséquences d’éloigner la CSET de ses racines estriennes. À l’heure actuelle, la CSET est la seule commission scolaire anglophone de la grande région de l’Estrie. « La population anglophone étant déjà répartie sur un vaste territoire en Estrie, il est essentiel de maintenir les services d’une commission scolaire à l’échelle locale. Les communautés anglophones présentes sur notre territoire ont développé un fort sentiment d’appartenance à la CSET et partagent davantage d’affinités avec le reste de la population du territoire qu’avec les communautés anglophones situées en périphérie de Montréal qui elles, vivent une réalité différente. Une précieuse collaboration existe déjà avec les commissions scolaires francophones de l’Estrie et peu importe le nombre, nous continuerons à travailler étroitement avec elles. Ça demeurera avantageux pour tous », a exprimé le président de la CSET, M. Michael Murray.

Les commissions scolaires estriennes sont convaincues que leurs propositions rejoignent les préoccupations ministérielles et qu’elles permettront en plus de réaliser de réels gains au plan économique tout en assurant la qualité de service aux élèves. Déjà, par le passé, les commissions scolaires estriennes ont établi une collaboration solide et fructueuse dans certains dossiers, notamment dans le cadre des travaux de la Table estrienne de concertation interordres en éducation (TECIÉ) et de son projet Partenaires pour la réussite éducative en Estrie (Projet PRÉE), visant la promotion de la persévérance scolaire en Estrie. De plus, les quatre commissions scolaires estriennes travaillent de concert avec un seul et unique protecteur de l’élève pour l’ensemble des élèves de la région. Elles ont également négocié un contrat de service en assurances-responsabilité régional et, plus récemment, ont participé à un appel d’offres regroupé concernant l’achat et l’impression du matériel nécessaire aux dernières élections scolaires réalisant à chaque occasion des économies substantielles.

Pour l’ensemble des commissions scolaires estriennes, la réussite du plus grand nombre d’élèves de la région demeure la plus grande préoccupation, et ce, devant tout débat de structures.

 

Source: Marie-Claude David
Conseillère en communication
Commission scolaire des Hauts-Cantons
819 849-7051 poste 4432




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