Commission scolaire des Hauts-Cantons - CSHC

Les commissions scolaires de l’Estrie consultées dans le cadre du projet de loi du gouvernement du Québec sur l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires.

East Angus, le mardi 29 mars 2016

Les quatre commissions scolaires francophones et anglophone de l’Estrie unissent leur voix pour déplorer l’absence d’une réelle vision de la réussite scolaire dans le projet de loi 86, particulièrement pour l’élève en région. Le gouvernement québécois tient actuellement des consultations concernant le projet de Loi modifiant l’organisation et la gouvernance des commissions scolaires en vue de rapprocher l’école des lieux de décision et d’assurer la présence des parents au sein de l’instance décisionnelle de la commission scolaire. La région de l’Estrie s’est sentie interpellée par le dépôt de ce projet de loi et a été entendue en consultation le 24 mars dernier, à Québec.

Les commissions scolaires de l’Estrie sont d’avis que le projet de loi 86 dilue les efforts qui devraient être consentis pour soutenir la réussite des élèves et s'interrogent. Comment assurer la réussite des élèves? Quelles sont les personnes susceptibles de travailler en partenariat dans un modèle de gouvernance pédagogique, administrative et élective qui favorisera l’atteinte de cet objectif? Le mémoire des commissions scolaires de l’Estrie questionne la place donnée à la réussite scolaire et au rôle de chaque acteur, dans les milieux urbains comme dans les milieux ruraux.

Des améliorations à conserver

D’entrée de jeu, les commissions scolaires de l’Estrie sont favorables à certains éléments du projet de loi. Elles apprécient que le plan stratégique d’une commission scolaire devienne le plan d’engagement vers la réussite. Également, elles sont en accord avec l’idée du comité de répartition des ressources, qui sera bénéfique à chacun des milieux et particulièrement aux ruralités.

Cependant, les présidents souhaitent maintenir la démocratie scolaire. « Pour la Commission scolaire des Sommets, il est particulièrement important que de réels efforts soient faits pour augmenter le taux de participation aux élections scolaires, souligne le président Jean-Philippe Bachand. Abolir la démocratie scolaire, c’est priver chaque citoyen de son droit de regard sur l’éducation. Nous proposons de tenir les élections scolaires en même temps que les élections municipales et de changer la date des élections pour le 1er dimanche d’octobre. Nous sommes convaincus que ces actions permettraient de rejoindre davantage d’électeurs. »

Importance de la place des parents

Les commissions scolaires de l’Estrie sont en accord avec le projet de loi 86 concernant le fait que la présence des parents soit plus grande. Leur nombre a d’ailleurs sensiblement augmenté depuis la dernière élection. Elles se questionnent toutefois sur la manière dont le ministre souhaite leur procurer cette présence. « Le projet de loi actuel, avec les changements structurels proposés, ne fait rien pour accroître le rôle des parents en raison de la centralisation de l’autorité et des pouvoirs concernant le ministère. De plus, la suppression des postes de commissaires élus démocratiquement correspond à faire disparaître la gouvernance par la communauté, dans son ensemble, et à la remplacer par une gouvernance par les utilisateurs, substituant ainsi la représentation de toute une communauté par une représentation d’une seule minorité, diminuant par le fait même la voix collective de la communauté anglophone », a exprimé le président de la Commission scolaire Eastern Township, M. Michael Murray.

« Les élus scolaires résident dans leurs circonscriptions, ils y reçoivent les commentaires de leurs concitoyens et connaissent la réalité vécue par les élèves, explique Patricia Sévigny, vice-présidente de la Commission scolaire des Hauts-Cantons. Les élus scolaires sont également en mesure de susciter des partenariats qui seront en soutien à la réussite des élèves et à l’amélioration des infrastructures. L’importance de cette proximité, vecteur de développement, ne semble pas avoir été prise en compte dans le projet de loi 86. » 

Par ailleurs, les commissions scolaires de l’Estrie croient que le Ministère a une méconnaissance de l’implication des élus scolaires dans les communautés. « Face à la présence d’un très grand nombre d’écoles privées dans la région sherbrookoise, les élus scolaires jouent un rôle primordial dans la promotion et la valorisation de l’éducation publique sur leur territoire. De plus, par notre connaissance fine de notre milieu, nous sommes en mesure de bien comprendre le message des 23 % d’immigrants figurant parmi notre clientèle, afin de s’assurer d’une répartition équitable des ressources et que tous les élèves aient accès à la même qualité de service. Nous concluons des partenariats nécessaires à la réponse aux besoins des élèves », soutient M. Gilles Normand, président de la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

En somme, les commissions scolaires de l’Estrie considèrent que le projet de loi fait fausse route. Elles estiment que la structure actuelle des commissions scolaires répond davantage aux souhaits formulés par le projet de loi 86 quant à la représentativité et à l’efficacité. Est-ce à dire qu’une réflexion en profondeur sur notre système d’éducation est inutile? Évidemment non, mais elle devrait se faire en prenant résolument l’angle de la réussite éducative des élèves. La grande préoccupation pour leur réussite évoquée par le gouvernement devrait se traduire par la tenue d’états généraux sur l’éducation et la production d’une politique nationale sur la réussite et la persévérance scolaires, laquelle concrétise des orientations et des balises claires.

 

Source: Marie-Claude David
Conseillère en communication
Commission scolaire des Hauts-Cantons
819 849-7051 poste 4432


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